Vie pratique

Les prises anti-nuisibles : une efficacité mitigée.

Quand arrivent les beaux jours, toutes sortes de bestioles envahissent nos maisons : mouches, moustiques, araignées, fourmis et autres insectes non identifiés se mettent à pulluler. A moins qu’on ne soit insectophile ou entomologiste, on essaye en général de se débarrasser le plus vite possible de ces invités pas très charmants.

Le temps n’est plus aux insecticides

Autrefois, il n’était pas rare de dormir dans une chambre empestant l’insecticide : on ne mesurait pas encore combien ces substances étaient nocives. Le DDT pouvait être abondamment vaporisé dans le logement, même en présence d’enfants. Oui, cela fait frémir… Mais ce temps est révolu, les incidences sur la santé ayant depuis été  clairement démontrées.

Depuis quelques années, les huiles essentielles à la citronnelle, les papiers collants tue-mouches et les prises anti-nuisibles ont le vent en poupe pour éliminer ces indésirables. Les solutions naturelles et non toxiques sont privilégiées par un nombre croissant de personnes, soucieuses de leur santé et de leur impact sur l’environnement.

La prise anti-nuisibles, comment ça marche ?

Un petit boîtier se fixe dans une prise standard. Il émet des ultrasons qui sont censés éloigner les insectes, ainsi que les rongeurs. Attention : les nuisibles ne seront pas tués, mais seulement incommodés. En toute logique, ils s’éloigneront de la zone couverte par la prise. On trouve sur le marché des boîtiers couvrant de 25 m2 à 325 m2, le prix augmentant avec la surface traitée. Au début, il se peut que l’invasion se fasse plus forte pour les nuisibles rampants comme les cafards, blattes, araignées. Les bestioles sortent de leur cachette et mettent parfois du temps à décamper. Mais les différentes marques promettent toutes une éradication complète au bout de quelques jours.

Vraie solution ou attrape-nigaud ?

Pour avoir testé plusieurs marques dans des pièces de dimensions variées, je peux dire que le bilan est mitigé. Pour les mouches et les moustiques, c’est normal : ils ne sont pas concernés. Les araignées sont restées stoïques. Les scolopendres ont continué leur petit bonhomme de chemin sans paraître contrariés. En revanche, les souris et autres rats ont disparu en moins de 24h. Les prises anti-nuisibles ne sont donc pas totalement inefficaces, mais peut être que leur champ d’action est plus limité que ne veulent le faire croire les vendeurs. A moins que mes insectes ne soient spécialement réfractaires ?

Une chose est sûre cependant : s’il y a bien quelqu’un que ces ultrasons dérangent, c’est l’utilisateur. En effet le « bip » qui émane toutes les 10 secondes de l’appareil est très agaçant.

La Nature pourvoie à tout

Mis à part les souris et les rats qui sont allés emménager ailleurs, le problème reste donc entier. Et si les araignées sont bien pratiques pour capturer les moustiques et petites mouches, je n’aime guère l’idée de les savoir tapies dans l’ombre. J’ai trouvé une solution pour les faire fuir à l’automne, quand les moustiques sont partis : une décoction d’écorces de châtaignes. Les arachnides détestent cet arbre. Il suffit de ramasser quelques châtaignes, de les faire bouillir, de récolter l’eau du bouillon, et de la pulvériser partout où les demoiselles aiment tisser leur toile. Opération à renouveler régulièrement pour un résultat qui dure jusqu’aux premiers froids.

Quant aux mouches et autres guêpes, une bouteille remplie d’eau sucrée avec un peu de bière, un goulot inversé, et le tour est joué : elles plongent avec ivresse dans cette délicieuse mixture, et y restent coincées. Une manière économique et écologique de ne pas se laisser envahir.

 

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