Développement personnel

Surveillez vos maux !

Tous les jours nous employons des expressions toutes faites auxquelles nous ne prêtons pas attention. Souvent, ces expressions jaillissent dans des moments d’agacement ou de forte émotion. Quand il s’agit de s’exclamer « Génial ! » ou « Fantastique ! », pas de souci. Mais quand on répète vingt fois par jour « ça me gonfle » ou « ça me prend la tête », on se crée sans le savoir des petites pathologies qui, à terme, peuvent dégénérer.

Le mal a dit

Pour certains penseurs et thérapeutes, comme Michel Odoul, la maladie est un « mal a dit », c’est-à-dire que le corps cherche à exprimer quelque chose à travers des douleurs ou des gênes. On connait maintenant la dimension psychosomatique de bien des ennuis de santé, et le fort impact du moral dans la guérison des cancers. Il est de plus en plus patent qu’esprit et corps fonctionnent de concert, et non séparément comme on l’a cru pendant quelques siècles en Occident. La maladie serait donc un message, le signe que quelque chose ne va pas dans notre vie, et que cela dure depuis si longtemps que le dernier recours est une alarme corporelle.

corps esprit
Il apparaît donc que le corps est impacté par l’esprit, même à notre insu. A l’inverse, on sait aujourd’hui que le corps impacte lui aussi l’esprit : l’activité physique réduit l’anxiété et la dépression, par exemple. Nous sommes un tout, corps-cœur-esprit, et les avancées scientifiques mettent de plus en plus en évidence les liens étroits entre ces trois aspects de notre être.

Les maux des mots

Du fait de ces liens ténus entre notre corps et notre esprit, ce que nous pensons et disons n’est pas sans répercussion sur notre santé. C’est pourquoi le fait de râler constamment (même si ça soulage sur le moment !) est à terme une très mauvaise idée. Mais tous les petits mots que nous répétons sans même y penser ont également un impact. Tant qu’il s’agit de mots positifs comme « bonjour », « merci », « tant mieux », etc, tout va bien. Mais nous utilisons aussi une gamme d’expressions à haute valeur toxique – et souvent vulgaires. Petite liste non exhaustive :
• Ça me prend la tête
• Ça me gonfle
• Ça me fait ch…
• Ça m’emm…
• Je suis crevé(e)
• Ça me saoule
• J’en ai plein le dos
• Ça me casse les c…

maux
Si l’on commence à y faire attention, on se rend compte que nos journées sont émaillées de ces expressions qui relient directement une émotion négative à une partie de notre corps ou à son fonctionnement (comme dans le cas de « ça me saoule »). Or les émotions sont encore plus puissantes que nos pensées et ont un impact majeur sur nos physiologies. Qui n’a jamais eu mal au ventre avant un examen, ou des frissons de plaisir en écoutant un morceau de musique ? Dès lors, comment s’étonner que ces expressions, répétées en boucle depuis des années, puissent avoir une incidence sur notre santé ? Que ceux qui souffrent de migraine ou céphalées se demandent si leur expression fétiche n’est pas « ça me prend la tête »… Que celles qui ont des soucis de digestion observent si elles ne pensent pas trop souvent que « ça les gonfle ». Et ainsi de suite.

râler

Cure de désintox

Fort heureusement, il est possible de se libérer de ces mots qui font mal, avec un peu d’attention. On peut aisément remplacer ces expressions par d’autres, plus neutres, comme :
• J’en ai assez
• Ça me fait suer (la transpiration élimine les toxines, c’est tout bénéfice !)
• C’est agaçant
Même un classique « j’en ai marre » peut faire l’affaire, puisque rien n’évoque le corps. Le but de la manœuvre est en effet de substituer des mots qui n’aient pas directement de lien avec le corps et son fonctionnement. On peut même s’amuser, en usant d’un vocabulaire désuet : Sacrebleu, c’est pas bientôt fini ? Fichtre, cette notice est incompréhensible !

J’arrête de râler

Comme le best-seller de Christine Lewicki le montre, il est aussi possible de ne plus râler, ce qui est encore meilleur pour la santé… et le moral ! Comment ? Bien des techniques existent pour envisager les choses autrement et ne plus se plaindre. Même si elles demandent du temps et de la ténacité pour être efficaces, cela vaut peut-être la peine d’essayer ?

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One Comment

  1. zigmund says:

    bon d’accord je vais faire attention et dire maintenant des zut et des flûte !

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