Start-up et assos à suivre

Femmes solidaires

Femmes solidaires est une association qui se définit comme « mouvement féministe, laïque, d’éducation populaire », dont les actions visent surtout à faire reculer toutes formes de discriminations et développer une éducation non sexiste et non violente.

sexisme

Elle informe, sensibilise sur les droits des femmes afin de contribuer à l’évolution des
mentalités vers une société libérée des rapports de domination. L’association défend les valeurs fondamentales de laïcité, de mixité, d’égalité pour les droits des femmes, de paix et de liberté.

Forte d’un réseau de 190 associations locales réparties sur toute la France et dans les Dom-Tom, l’association s’adresse à toutes les femmes qui veulent défendre leurs droits et leur liberté en leur permettant de devenir actrices et d’oser une parole à l’occasion d’actions locales, des rencontres, des sorties culturelles…

L’association anime des permanences d’écoute pour conseiller, orienter et accompagner les femmes dans leurs démarches (sur rendez-vous). Elle intervient dans le monde éducatif.

Femmes solidaires propose en outre un magazine, Clara-magazine : Interviews, reportages, brèves, dossiers thématiques vous permettent d’avoir un point de vue global sur l’égalité femmes / hommes en France et dans le monde.

Les pages pratiques de leur site permettent en un clin d’oeil de savoir ce que dit la loi, que faire et où s’adresser en cas d’agression sexuelle, de harcèlement, de violence conjugale, de discrimination sexiste etc.

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Avec ses 190 antennes locales en région, Femmes solidaires anime des permanences d’écoute pour conseiller, orienter et accompagner les femmes dans leurs démarches (sur rendez-vous). N’hésitez pas à faire appel à ces bénévoles en cas de problème, car même si les mentalités peinent à évoluer, les lois sont là pour protéger le droit des femmes.

Quelques chiffres sur le sexisme ordinaire

Le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes permet de se faire une idée de la situation des 51,6 % de femmes qui constituent la population française. En 1944, elles étaient 5,6 % à devenir députées, en 2007, 18,5 %, et lors des élections législatives de 2012, 27 % des élus étaient des femmes. Le Sénat quant à lui comprend 22 % de femmes. Des chiffres en augmentation, ce qui dénote une progression de la représentativité nationale féminine, mais celle-ci demeure toutefois bien en deçà d’une véritable parité, à défaut d’égalité. Le gouvernement de Manuel Valls fait exception à la règle en affichant un taux record de 47,1 % de ministres et secrétaires d’état possédant un utérus.

 
Au niveau de la représentation locale, si les femmes sont bien représentées dans les conseils régionaux (48%), elles ne sont que 7,7 % à accéder aux responsabilités de la présidence de région. Même chose pour les communes : seuls 13,8 % des maires sont des mairesses, alors que 35 % des conseillers municipaux sont des femmes.

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Pour ce qui est de l’emploi, le constat n’est pas moins affligeant : si 54 % des agents de la fonction publique d’Etat sont des femmes, 26 % seulement d’entre elles accèdent aux postes de direction. Dans la fonction publique territoriale, la proportion est équivalente : 33 % de femme aux postes de direction pour un effectif à 61 % féminin. Et cela touche tous les secteurs : si on ne s’étonne pas de trouver 90 % de préfets, il est plus surprenant de constater que des secteurs comme la Culture et la Communication n’admettent que 24 % de jupons pour diriger les établissements concernés.

 
C’est finalement dans le secteur économique que la représentativité féminine monte en puissance, avec 43,4 % de dames au Conseil économique et social (sauf pour leurs homologues régionaux, où l’on tombe à 27 %) et 39 % de dirigeantes d’entreprises ou cadres de direction d’entreprises privées. Mais les stéréotypes ont la vie dure, car dans les associations, les tâches administratives (secrétariat, comptabilité) restent dévolues aux femmes (respectivement 60 et 47 %) et quand elles sont présidentes, le secteur concerné est le plus souvent lié à l’éducation, l’insertion, la formation, l’action humanitaire et caritative. Autrement dit, les femmes peuvent accéder à des responsabilités liées aux personnes en devenir (enfance, adolescence) ou en difficulté, suivant l’axe traditionnel qui leur a toujours été concédé ou imposé.

 
Il serait aisé de continuer longtemps cette litanie, en pointant des inégalités flagrantes telles que les pensions de retraite (825 € en moyenne pour une femme, en droits propres, contre 1426 € pour un homme, soit un différentiel de près de 40 %), la présence médiatique (à la radio, quand un homme parle 25 minutes, une experte n’a droit qu’à 1,35 minutes de temps de parole, et c’est encore pire dans la presse écrite, avec 17 % d’articles consacrés aux personnalités féminines pour 53 % concernant leurs homologues masculins), ou encore le taux de pauvreté : les femmes représentent 51 % de la population, mais 53 % de la population pauvre, soit 2,3 millions de femmes pauvres.

 
Rien d’étonnant quand on sait que les femmes sont plus souvent à temps partiel que les hommes, à niveau de diplôme équivalent, pour le premier emploi (où ce n’est généralement pas un choix de vie). « Les femmes sont surreprésentées dans les professions incarnant les « vertus dites féminines » (administration, santé, social, services à la personne) : 97 % des aides à domicile et des secrétaires, 90 % des aides-soignants, 73 % des employés administratifs de la fonction publique ou encore 66 % des enseignants sont des femmes. Des métiers souvent peu rémunérés. » indique l’observatoire des inégalités.

Les mentalités peinent à évoluer

Si, depuis les années 1970, les collectifs féministes se multiplient et que plus personne ne conteste l’accès des femmes aux études et à certaines responsabilités, il n’en demeure pas moins que dans un pays qui est censé incarner l’égalité (ainsi que l’indique sa devise) la situation des femmes ploie toujours sous le poids d’un sexisme écrasant. Même celles qui parviennent à sauter les obstacles et à obtenir une certaine considération restent sous l’emprise d’une tradition machiste. Roselyne Bachelot, dont la presse commentait les tailleurs plus que les actions politiques, ou des actrices comme Sophie Marceau, dont le sein entrevu à Cannes suscite plus d’émoi que le jeu impeccable, en témoignent régulièrement.

 

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