News / Vie citoyenne et initiatives solidaires

9 mars, le début d’un bras de fer.

La France entière s’est mobilisée en ce mercredi 9 mars pour manifester contre la réforme du droit du travail. Mais bien des manifestants ont défilé pour exprimer leur mécontentement envers le gouvernement, au-delà de la loi El Khomri.

Forte mobilisation en ce 9 mars

A la SNCF, ce sont 35 % des salariés qui ont déserté leurs postes pour rejoindre les cortèges. Une centaine de lycées ont été bloqués. De nombreuses perturbations dans les transports, les établissements scolaires, les voies de circulation, ont émaillé cette journée pluvieuse.

A Lyon et Clermont-Ferrand, la préfecture a dénombré 7000 manifestants. Ils étaient 10.000 à Toulouse selon la police (le double selon les organisateurs), 10.000 à Bordeaux, 5000 à Grenoble, Strasbourg et Tours (selon la police), plusieurs milliers à Caen, Rouen, Le Havre, Nancy, Metz…

CdG9BCzUsAAdNL5

Selon le syndicat étudiant UNEF « Plus de 500.000 personnes se sont mobilisées en ce 9 mars 2016″, dont 80.000 à Paris, et ce malgré une météo peu clémente. Le même chiffre de 500.000 est avancé par Caroline de Haas, à l’origine de la pétition qui a recueilli un million de signatures contre la loi El Khomri, réalisant ainsi un record historique.

Le même syndicat UNEF appelle à un nouveau blocage des universités le 17 mars prochain, tandis que 7 syndicats ont déjà appelé à une nouvelle grève générale le 31 mars. Une nouvelle mobilisation pourrait avoir lieu dans trois jours, le 12 mars.

Des revendications diversifiées

Si beaucoup de slogans et de pancartes étaient directement liés au projet de loi sur le code du travail, bien d’autres récriminations se sont vues exprimées en ce jour de grève. La démission du gouvernement et de F.Hollande, notamment, a clairement été demandée par un certain nombre de manifestants.

Un gouvernement qui marche sur des oeufs comme l’explique une journaliste de France 2 :

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/loi-travail-pourquoi-le-gouvernement-a-t-il-peur-des-manifestations-etudiantes_1350979.html

Quand on sait, de surcroît, que même dans le camp du président bien des socialistes se disent « perplexes » et ont du mal à comprendre les motivations de François Hollande, il est clair que cette forte mobilisation citoyenne ne restera pas lettre morte.

 

Partagez et likez !
Tags: , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Vous aimez notre magazine ? Abonnez-vous !