Santé au naturel

Des plantes contre la dépression

Alors que le nombre de dépressions ne cesse d’augmenter (350 millions de personnes concernées selon l’OMS), les études montrent que les antidépresseurs ont des effets secondaires très préjudiciables. La phytothérapie peut s’avérer une bonne alternative si les troubles ne sont pas trop sévères.

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Millepertuis

Gare aux antidépresseurs

La dépression n’est pas une maladie à prendre à la légère. Elle entraîne 800.000 décès par suicide chaque année dans le monde. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « La dépression résulte d’une interaction complexe entre des facteurs sociaux, psychologiques et biologiques. Les personnes exposées à des événements malheureux dans leur vie (chômage, deuil, traumatisme psychologique) sont plus susceptibles de développer une dépression. Celle-ci peut, à son tour, générer un surcroît de stress et de dysfonctionnement et aggraver la situation de la personne touchée, ainsi que la dépression elle-même. Il existe une interdépendance entre la dépression et la santé physique. Par exemple, une maladie cardio-vasculaire peut entraîner une dépression et vice versa. »

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Les antidépresseurs ont fait leurs preuves dans ce domaine, en particulier pour les affections sévères. Mais ils ne sont pas sans conséquences. Leur impact sur la santé osseuse a notamment été établi. Selon une étude pilote qui sera présentée au congrès annuel de l’American Association for Dental Research, la prise d’antidépresseurs augmenterait le risque d’échec des implants dentaires, faute de capacité de l’organisme à reconstituer du tissu osseux. De même une étude canadienne publiée dans la revue Archives of Internal Medicine indique que le risque de fractures chez les personnes de plus de 50 ans est majoré chez les patients sous traitement d’antidépresseurs. Une étude présentée au congrès de l’American College of Cardiology a par ailleurs démontré que les antidépresseurs épaississaient les artères, augmentant ainsi le risque d’accidents cardio-vasculaires (chez les hommes). Gain de poids, risques de cataracte, incidences sur le système immunitaire, sont d’autres effets secondaires observés, sans même parler de l’aggravation des symptômes que l’on peut constater chez certains patients.

La phytothérapie peut traiter une dépression légère

Après avis médical et s’être assuré que la dépression n’a pas de caractère sévère, on peut se tourner vers des traitements plus inoffensifs pour retrouver vitalité et bonne humeur.

Certaines plantes régulent en effet les neuromédiateurs du cerveau, en particulier la sérotonine. Celle-ci joue un rôle majeur dans la régulation de l’anxiété, de l’humeur, du sommeil, de l’appétit. La dopamine et la neuro-adrénaline sont d’autres neuromédiateurs impliqués dans les symptômes dépressifs (ils sont alors en trop faible quantité).

Le safran, la griffonia, le millepertuis, le pois mascate, la rhodiola, le ginseng, ont une action sur ces neuromédiateurs et permettent de soulager les inconvénients de la dépression, voire de la résorber (avec un suivi en thérapie).

Déconseillé aux femmes enceintes, le safran a démontré dans plusieurs essais cliniques qu’il permettait de réduire considérablement les symptômes de la dépression. On en consomme les extraits de stigmates.

La griffonia, plante africaine, contient des actifs puissants précurseurs de sérotonine. Sa concentration exceptionnelle en 5-HTP stimule la sécrétion de sérotonine aussi bien que les antidépresseurs. Pour être certains de l’efficacité du produit, la concentration en 5-HTP doit être de 15 % minimum.

Le millepertuis quant à lui pousse dans nos jardins, contient de l’hyperforine, qui permet une augmentation de la sérotonine, et des flavonoïdes apaisants. Cette plante ne doit cependant pas être consommée sans précautions : elle inhibe tout traitement médicamenteux, y compris la pilule contraceptive. De plus les personnes qui souffrent de maladies comme Alzheimer, de troubles bipolaires (avec accès dépressifs, donc attention, le diagnostic ne doit pas être ambigu) ou de schizophrénie ne doivent pas consommer cette molécule.

Pour les dépressions qui induisent apathie et manque de vivacité d’esprit, le pois mascate est tout indiqué. Sa richesse en L-Dopa permet aux patients de retrouver tonus et bien-être. Mais comme le millepertuis il présente des contre-indications, notamment chez les personnes ayant un ulcère, des troubles cardiovasculaires, un cancer, des troubles schizophréniques, ou chez les femmes enceintes ou allaitantes.

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Certaines dépressions provoquent une forte apathie

La rhodiola et le ginseng ont un effet bénéfique sur le stress, et diminuent donc l’anxiété. A éviter pour les femmes enceintes ou qui allaitent, chez les bipolaires et les personnes atteintes de cancer.

Pour ce qui est de la posologie, il est nécessaire de consulter un phytothérapeute reconnu.

Société française de phytothérapie et d’aromathérapie

19, boulevard de Beauséjour
75016 Paris
Tél. : 01 45 24 65 92
http://sfpa.club.fr/index.html

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