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L’instinct de survie ou nos modes d’adaptation au monde, pour survivre

Lors d’une conférence en 2012, à Reims, sur la thérapie quantique, l’un des frères Pain a fait un exposé sur « l’interaction, une énergie pour guérir », répondant là, à une de mes questions : « Pourquoi met-on en place des mécanismes de défense ? » Réponse ô combien juste, allant au-delà d’une réponse psychologique ou psychiatrique qui ne me satisfaisait pas du tout, et bien sûr plus proche de cette idée que l’infiniment grand a une influence sur nous comme l’infiniment petit exerce aussi une influence sur nous. Sa réponse indiquait aussi que nous interagissons les uns sur les autres, que nous sommes interdépendants des uns et des autres, bien au-delà de ce que la plupart d’entre nous imagine. Car, pour moi, l’on agit sur notre environnement et sur nous-mêmes, par la pensée, la parole et l’action.

Voici un extrait de l’exposé:
« Les maladies biologiques, physiques, psychiques, émotionnelles, comportementales ne sont que le résultat, en surface, d’une réaction de défense. On n’attrape pas des maladies, on les développe« .

quantique

L’instinct de survie

L’organisme, de lui-même, est capable de modifier sa forme. Le vivant, dès ses origines, a dû répondre à une problématique : vivre, c’est aussi mourir. Il y a répondu en développant la capacité de résister à la mort : survivre.
Les réactions de survie sont responsables du développement de l’ensemble de nos maladies. Elles sont les mêmes pour tous les êtres vivants. Elles s’enclenchent en situation de stress interactif, c’est-à-dire entre le vivant et son environnement.

Il y n’a que trois réactions de survie :
-fuir
-combattre
-attendre que cela passe
On ne les choisit pas. Elles dépendent de notre sensibilité et des conditions qui les déclenchent. Si l’on n’est pas capable, dans ces réactions, de s’extraire de l’environnement qui les déclenche, on développe des maladies, voire un ensemble de pathologies.

L’Homme est avant tout captif de son environnement. Puisqu’il s’agit de survie, il a besoin de reconnaitre, dans l’interaction, s’il y a présence ou non d’un stress. Et si ce stress rentre en résonance avec sa problématique de survie, il réagit, s’en défend et modifie instantanément l’ensemble de ses niveaux biologiques, émotionnels, psychologiques et comportementaux.

Tous les outils développés permettent d’agir à tous les niveaux :
-La médecine pour traiter et soigner des maladies.
-La psychothérapie pour agir, modifier les processus de conscience.
-Agir au niveau émotionnel.

Tout cela non pas pour sortir de l’état pathologique dans lequel l’on est entré, mais pour aider à réguler, pour vivre avec, pour mieux vivre malgré.
Nous prélevons du monde qui nous entoure, un ensemble d’informations qui, si elles rentrent en résonance avec notre problématique de survie, sont porteuses de stress et sont capables de modifier instantanément l’ensemble des niveaux biologiques, émotionnels, etc.

La maladie ne sera donc jamais d’origine psychologique.

Ce n’est pas par là que l’on peut trouver les moyens de guérir. Quelque soit notre histoire, la problématique n’est pas l’histoire. La problématique, c’est d’avoir réagi à un événement. Sans réaction, pas de modification de l’état de conscience et psychique.
Guérir ensemble ou la thérapie quantique intégrative (que nous avons appelé ainsi parce que cela nous rappelle la pensée chinoise, le Chi, le souffle de vie).
Et pour cela, il faut aller un peu au-delà des apparences. La physique quantique nous permet de comprendre que le vide, l’espace qui nous entoure, qui nous sépare, mais nous relie, est constitué d’une impédance, c’est-à-dire d’une résistance à la circulation de l’information.
Grâce à cette résistance, il est possible d’inscrire une information, de manière ondulatoire dans le vide, et peut-être d’échanger dans l’interaction.

quantique
Comme l’a dit le professeur Marc Henry, en 2010, la physique quantique, c’est que « la réalité des choses que l’on observe se trouve dans les interactions et non pas dans les objets ».
Ce qui nous intéresse, ce sont les interactions, le vide qui nous sépare, et l’ensemble des informations que l’on est capable d’échanger et qui, par résonance, ont la capacité de modifier notre équilibre.
L’Homme est vibratoire. La nature, à son niveau le plus élémentaire, l’atome, est à la fois, vibratoire, ondulatoire et énergétique.
Si l’on est vibratoire, si notre état est capable de modifier l’état énergétique et informationnel du corps, est-ce que dans l’interaction, on ne s’échangerait pas un certain nombre d’information, qui pourraient participer au développement de notre biologie ?

interaction quantique
Et là, si l’on plonge dans le phénomène de l’intrication, on plonge directement dans la physique quantique.
A partir du moment où deux éléments interagissent entre eux, deux photons (en physique), deux particules de lumière, ont une histoire commune ; si l’on sépare ces deux photons et quelque soit la distance qui va les séparer, si l’on agit sur l’un, l’on modifie la trajectoire de l’autre (Comme le dit Patricia Darré : « Nous activons sans cesse la destinée d’autrui »).
Pour ce qui nous concerne, à partir du moment où on évolue au contact des autres, dans une famille dans laquelle on ne peut s’extraire, quand on évolue et que l’on partage quelque chose un certain temps (pas très long), on est intriqué, c’est-à-dire que l’on devient dépendant l’un de l’autre. Ce que je suis dépend de ce qu’est l’autre et ce qu’est l’autre dépend de ce que je suis. Peut-être la similitude se trouve là. ».

Pour en revenir à l’astrologie et à quelque chose auquel je crois aussi fortement, il y a déjà quelques années, Irène Andrieu, dans son livre « L’arbre généalogique karmique », expliquait dans son chapitre II que et certainement dès le cinquième mois de la vie utérine, commence l’édification du « Moi », « Je », par lequel l’enfant va se définir pour former son ego. Pour constituer les bases de sa personnalité, l’enfant va se servir de deux sources mémorielles (les psychologues ne parlent, pour le moment, que de mémoire à long terme, MLT, qui va jusqu’à une vie entière) qui sont :
-les résidus mémoriels qui vont être réveillés, en quelque sorte, en contact avec le monde extérieur, avec le déjà-vu et le jeu de la comparaison se met immédiatement en marche.
-la mémoire génétique du milieu dans lequel l’enfant s’insère, qui se trouve en correspondance avec ses propres tendances et qu’il choisit par attirance (d’ailleurs, l’on retrouve cette attirance dans le livre des morts, tibétain, sur les renaissances dans tel ou tel monde).

Donc, puisque l’enfant dispose d’une mémoire personnelle, qui le prédispose à répondre positivement ou négativement à de nombreuses situations, qui le pousse à refuser que le monde soit différent de la vision qu’il en a, qu’il peut refuser toute expérience nouvelle qui n’entrerait pas dans le cadre des réponses qu’il connaît déjà, pourquoi cet ego a-t-il besoin d’avancer toujours dans les mêmes directions ? Ce que nous vivons aussi actuellement avec les adultes en ce moment dans le monde.

Les êtres humains, qui proclament pourtant haut et fort le besoin, la nécessité, de changer, de révolutionner les choses (quelque part pour sa survie), revient toujours à trois besoins fondamentaux qu’Irène Andrieu appelle le trépied de l’ego. Ces trois besoins font partie de l’instinct de survie de l’être humain et garantissent à l’ego sa pérennité dans la vie, mais également de vie en vie.
Monsieur Pain parle de trois réactions de survie (fuir, combattre, attendre que cela passe).

L’image de soi

Le psychiatre, Christophe André, l’a admirablement exposé dans son livre : « l’estime de soi ». « L’important n’est pas la réalité des choses, mais la conviction que l’on a d’être porteur de qualités ou de défauts, de potentialités ou de limitations ». Ah ! Cette mémoire !

L’influence des autres

Dans sa famille, l’enfant occupe une certaine position et, dès sa naissance, l’image fondamentale se met en place : aimé ou pas ? Accepté ou pas ? Reconnu ou rejeté ? L’enfant sait rapidement, et je pense déjà in-utéro, quelle image de lui il devra présenter pour être admis dans cette communauté. T.Berry Brazelton, dans son livre, « Trois bébés dans leur famille » : « Par-dessus tout, ce livre vise à illustrer ma ferme conviction que le nouveau-né influe sur son environnement au moins autant que celui-ci agit sur lui. ».

Monsieur Pain dit : fuir, combattre ou attendre que cela passe.

Irène Andrieu dit ceci pour répondre à la problématique de survie de l’ego:
Se soumettre (sécurité), avec Neptune. Attendre que ça passe ou plutôt obéir, se plier à la volonté de l’autre, de façon à maintenir son unité en se niant soi-même (avec à l’extrême le pire des mécanismes de défense, l’interception des signes Vierge-Poissons : afin de protéger son unité intérieure, ses vérités intérieures).
Agir (pouvoir), avec Mars, Pluton. Combattre. Modeler le monde selon ses jugements. Le monde extérieur, les autres doivent changer, pour se plier à notre propre vision des choses. Il en résulte des rapports plus ou moins agressifs dans les relations.
S’exclure (image de soi), avec Vénus, mais aussi Uranus (se démarquer, se différentier, « manifester une attitude séparatiste plus ou moins tranchante », comme le dit André Barbault). Fuir. Pour ne pas se remettre en cause ses propres diktats, la personne rejette la situation. Elle rejette les expériences répétitives, recherche des solutions de rechange qui s’expriment toujours en termes dualistes.

Pour conclure, je reprends la conclusion des frères Pain sur : http://www.quantiqueplanete.com

« Parce qu’il est doté d’un cerveau, l’Homme continue de penser qu’il est plus intelligent que la nature. Et pourtant… Apparu il y a 200 000 ans dans cette histoire qui compte plus de quatre milliards d’années, il semble par sa raison et l’ensemble de ses comportements avoir cherché à s’en extraire. Il le sait pourtant, c’est grâce au vide que les choses prennent forme et, parce que rien ne se suffit en soi, l’interaction devient le moteur de la vie. Alors, si elle a pu évoluer et donner naissance à l’Homme, c’est qu’elle a su s’organiser autour d’une valeur : sa subsistance. N’est-ce pas de là que proviennent l’ensemble de nos maladies ? Celles-ci ne font-elles pas partie intégrante de notre équilibre, de notre évolution, de nos difficultés adaptatives ? En les combattant, nous semblons avoir définitivement renoncé à leur valeur et tourné le dos à la vie… »

Crédits photos : Pixabay
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