Santé au naturel

Endobiogénie : une nouvelle approche du patient

L’endobiogénie est encore très peu connue mais il se pourrait que ça change rapidement. Certains la décrivent comme la “médecine du futur” tandis que les témoignages positifs de patients se multiplient. Quelle est cette nouvelle forme de prise en charge de la maladie ? Comment fonctionne-t-elle ? Quels résultats concrets ?

Prendre en compte le malade plus que la maladie

La médecine allopathique – moderne – soigne les symptômes plus que les causes des maladies. Cela lui est de plus en plus reproché et les patients se tournent vers des alternatives comme l’homéopathie, la médecine énergétique ou encore la médecine chinoise. Ces différentes approches ont en commun de considérer que la maladie provient d’un dysfonctionnement dans l’organisme, lié à un affaiblissement général. Celui-ci peut être d’origine psychologique – on parle alors de somatisation -, être la conséquence d’une mauvaise hygiène de vie ou encore provenir d’un choc émotionnel ou physique. Il s’agit alors de trouver avant tout l’origine de la maladie pour mieux la combattre.

Jean-claude Lapraz et Alain Carillon, de l’association SIMEPI (Société Internationale de Médecine Endobiogénique et de Physiologie Intégrative) expliquent que “la maladie n’est pas simplement un accident “déclenché par un seul facteur X”, c’est aussi – et d’abord – un signal indiquant que “quelque chose” s’est déréglé dans l’organisme du malade. Elle ne constitue de ce fait que l’expression finale de différents dérèglements physiologiques propres à l’individu. Pour “ramener l’ordre” dans cet organisme qui peut sembler “chaotique”, pour lui permettre de se rééquilibrer, de reprendre en main tous les moyens de maintenance assurant sa stabilité et permettant la restitution de l’état antérieur à l’avènement de la maladie, son état d’équilibre fonctionnel, il faut comprendre comment fonctionnent les mécanismes physiologiques qui gèrent ses capacités d’autoprotection et d’autoréparation, et quelles sont les modalités spécifiques de leur dérèglement chez le patient à traiter.

L’endobiogénie s’appuie donc sur une connaissance extrêmement précise du patient, de son fonctionnement propre, de sa physiologie singulière, pour préconiser ses remèdes. A chaque patient sa formule, il ne peut donc y avoir deux traitements identiques.

Cette approche se différencie fondamentalement de la médecine dite intégrative par sa méthodologie très rigoureuse. “La véritable intégration n’est pas la réduction de l’individu à sa relation au monde : mode de vie, agresseurs émotionnels, facteurs environnementaux, perturbateurs endocriniens divers. Certes ces éléments doivent être considérés et toujours pris en compte, non pas comme causalité première de la pathologie en cours, mais comme facteurs sollicitant les processus d’adaptation de l’organisme, déclenchant ou favorisant alors de possibles dysfonctions des systèmes régulateurs.” expliquent encore Jean-claude Lapraz et Alain Carillon. L’endobiogénie ne se contente donc pas d’identifier les facteurs déclenchants, elle cherche à restaurer les processus d’autorégulation ou d’autoprotection perturbés par ces facteurs. Autrement dit, elle appréhende le patient comme un “terrain” sain à l’origine, qui serait en quelque sorte temporairement incapable de se protéger des agressions externes ou internes. Redynamiser ce terrain et le rendre de nouveau apte à s’adapter constitue l’objet de l’endobiogénie.

Marie-Laure de Clermont -Tonnerre, journaliste, coauteur avec le docteur Jean-Claude Lapraz, du livre  La médecine personnalisée. Retrouver et garder la santé (Odile Jacob, 2012) , raconte comment elle a découvert, dans la rencontre avec ce médecin, une réponse aux maux qui l’assaillaient et qui l’empêchaient de vivre normalement. On voit à l’œuvre dans l’ouvrage – qui présente de nombreux cas et témoignages – une approche médicale qui, en dialogue avec le patient, va en profondeur dans la connaissance du fonctionnement du corps, dans toutes ses interactions, et qui ouvre en conséquence un chemin de libération. “S’il n’y a pas de personnalisation à la fois dans le contact, dans l’écoute, dans l’attention portée à l’autre, et aussi dans le décryptage des signes les plus subtils présentés par le malade, tous ces éléments étant ensuite analysés au travers d’une physiologie intégrative, alors pour moi il ne s’agit pas d’une vraie médecine. La réalité de tout médecin c’est qu’il est à chaque fois confronté à un individu unique échappant de toute évidence à une standardisation abusive” explique le docteur Lapraz.

Le système hormonal, Graal de l’endobiogénie

C’est dans les déséquilibres du système hormonal que le fondateur de cette approche, Jean-Claude Lapraz, a trouvé une explication à des réactions différentes selon les individus face à la maladie. L’endobiogénie (endo pour endocrinien) “est fondée sur la reconnaissance du rôle primordial et incontournable du système hormonal à tous les niveaux du corps humain (…) . Omniprésent et interdépendant, connecté à chacun de tous les autres systèmes, il est le seul qui soit capable, en l’état actuel des connaissances, d’assurer la régulation de la vie au niveau de chaque élément du corps humain, et dans le même temps de se gérer lui-même” précise ce médecin généraliste. Dans une récente interview accordée au magazine La Vie, il va plus loin : “Actuellement, l’étude des hormones est plutôt du domaine des endocrinologues et elle est considérée comme une « spécialité ». En se limitant ainsi à l’étude d’une « partie » de notre organisme, on ne s’intéresse à elles que lorsque leurs déséquilibres entraînent des maladies évidentes du système hormonal, comme par exemple le diabète. Pourtant les hormones sont au centre de la vie. Ce sont elles qui assurent l’architecture même du vivant et son fonctionnement. En effet, la vie implique une succession permanente de mouvements. À chaque seconde, des cellules sont détruites et reconstruites afin d’assurer un équilibre constant. Cette organisation du vivant est pilotée par le système hormonal qui nous permet de nous adapter en permanence à notre environnement de manière cohérente. Grâce aux hormones, il intervient non seulement à tous les niveaux de notre corps mais aussi de notre esprit.”

Tel un détective, le médecin va pouvoir faire confirmer ses indices par le labo. Mais là encore, point besoin d’analyses particulières. Bien souvent, les bilans sanguins classiques fournissent les données nécessaires au calcul d’index simples que le Dr Lapraz a codifiés avec le Dr Duraffourd sous le nom de “biologie des fonctions”. Ces indicateurs sont à même “de révéler une vérité bien plus fine et plus complexe que celle contenue dans les résultats de base”, car ils reflètent le fonctionnement du système endocrinien. Ainsi le rapport globules rouges / globules blancs – l’index de rapport génital – reflète le rapport de force entre androgènes et oestrogènes (hormones de la masculinité et de la fémininité).

Les plantes comme auxiliaires de l’endobiogénie

C’est par le biais de la phytothérapie que le Dr Lapraz est peu à peu arrivé à son concept d’endobiogénie. Tout naturellement, c’est donc avec les plantes qu’il soigne ses patients. Il relate quelques cas qui illustrent à la fois sa méthode, le type de maladie traitée, les résultats sur le site Phyto 2000. En voici un extrait :

Il s’agit d’une femme âgée de 58 ans qui présente un taux de cholestérol à 3 g/l. Alors que le seul régime avait réussi pendant de nombreuses années à le maintenir à 2,5 g, celui ci s’est mis à grimper en quelques mois. L’examen clinique allait mettre en évidence des troubles fonctionnels traduisant un état congestif du système digestif, associé à des perturbations neurovégétatives et hormonales. Les propriétés de l’Aigremoine se révélaient très adaptées au traitement de cet ensemble de perturbations. Le traitement prescrit pour une durée de 3 mois fut établi comme suit :
Agrimonia eupatoria TM 125 ml 100 gouttes matin et soir. (…)  Si un médecin, sur la foi d’une telle observation, décidait dans un usage symptomatique de traiter avec cette plante tous ses patients à taux de cholestérol élevé, il courrait sans aucun doute le risque d’échecs retentissants. L’efficacité en phytothérapie clinique ne peut s’obtenir en effet qu’au terme d’un examen clinique rigoureux et à l’aide d’un traitement adapté précisément au patient unique que le praticien a en face de lui.

Des tests sanguins mais aussi un questionnaire très poussé incluant des questions parfois déroutantes (comme “sursautez-vous durant la semaine précédant vos règles” ou “comment sont vos selles habituellement ?”), des palpations du foie, une écoute attentive des bruits abdominaux ainsi que du coeur (assis puis debout), permettent d’établir un bilan complet ultra-personnalisé. La consultation dure en moyenne 1h30.

Des témoignages encourageants sur l’endobiogénie

Une maman dont le petit garçon souffrait depuis longtemps d’une maladie rare des yeux témoigne sur un forum : “Nous avons vu début août un médecin qui pratique l’endobiogénie…. Je ne connaissais pas du tout mais au point ou j’en étais je ne pouvais qu’essayer. Ce médecin n’utilise pas de traitement lourds donc y avait pas beaucoup de risques à essayer… Il lui a prescrit un régime alimentaire sans lait de vache ni sucres et là le miracle est apparu après même pas 2 semaines. En plein mois d’août nous avons pu arrêter la dexamethasone. Depuis, nous avons mis une fois 2 jours de de la dexamethasone et c’est tout!!!! Il prend des gouttes d’huiles essentielles, plus aucun autre médicament ni aucune goutte oculaire. Le matin depuis quelques semaines il se lève sans avoir mal aux yeux, c’est le BONHEUR.”

Véronique Jeannot, dans son ouvrage Au fil de l’autre évoque l’endobiogénie en tant qu’alternative intéressante aux médications qui altèrent notre santé (effets secondaires).

De même, dans le magazine Psychologies de janvier 2016, une patiente témoigne de la guérison de son endométriose et de sa forme retrouvée.

Actuellement, une quarantaine de médecins pratiquent l’endobiogénie en France. Leur liste est consultable sur le site Phyto 2000

 

 



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2 Comments

  1. L’endrobiogenie est l’avenir de la médecine de précision dans la mesure qu’elle prend en compte d’abord le malade dans toute a dimension humaine, sociale, environnementale, ensuite la pathologie ce qui change tout, ainsi l’approche est differente, la detection des perturbateurs métaboliques nous donnent plus les moyens de corriger le tir et ainsi mieux cibler et traiter les defaillances
    elle nous permets d’anticiper les choses, de prévenir, et de trouver les causes
    Nous devons tous travailler en concert pour mieux sensibiliser et les praticiens et les malades sur l’importance d’une telle approche, qui peut renforcer un traitement conventionnel, le potentialiser et meme l’améliorer
    Dr Tahi Amal
    Maroc

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