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Nouvelles mesures disponibles pour soutenir les victimes d’actes criminels

Dans le cadre de la Semaine des victimes et survivants d’actes criminels, Sécurité publique Canada a annoncé qu’à compter d’aujourd’hui, les victimes d’actes criminels auront désormais un accès accru aux renseignements sur les délinquants, sous responsabilité fédérale en liberté surveillée, qui leur ont causé préjudice. Elles auront également des moyens supplémentaires pour participer au processus de libération conditionnelle.

Le Portail des victimes, un nouveau portail en ligne sécurisé, permet aux victimes inscrites et/ou à leurs représentants d’accéder à des services et à des renseignements.

De plus, les victimes enregistrées auprès du Service correctionnel du Canada ou de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) pourront désormais :

  • accéder à de l’information sur les progrès réalisés par le délinquant en ce qui a trait à son programme correctionnel.
  • accéder à une photo récente du délinquant au moment de certaines mises en liberté.
  • participer de manière plus significative au système correctionnel et de mise en liberté sous condition. Les victimes pourront écouter un enregistrement de l’audience de libération conditionnelle si elles ne peuvent y participer en personne.
  • être consultées par le CLCC avant le retrait ou la modification de certaines conditions pour la mise en liberté du délinquant afin d’accroître la sécurité des victimes.

Et si la France en faisait autant ?

Une mesure qui pourrait inspirer la France et permettrait aux victimes de vivre plus sereinement la mise en liberté conditionnelle ou la libération de criminels tels que les violeurs ou les pédophiles. Entre 2004 et 2011, 38 % des condamnés étaient des récidivistes (source : Insee), soit un condamné sur quatre. Ce fort taux de récidive augmente l’angoisse des victimes qui craignent parfois des représailles ou tout simplement que d’autres concitoyens deviennent les proies de ces criminels. C’est pourquoi notre ministère de la Justice ferait bien de s’inspirer du système canadien, qui prend en compte le traumatisme des victimes et ne se limite pas à l’arsenal répressif classique.

 

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