Santé au naturel

Notre cerveau sait faire des miracles

cerveauAvec le développement de l’imagerie médicale (IRM) et les neurosciences, on n’en finit pas de faire des découvertes stupéfiantes sur notre cerveau. Mais saviez-vous qu’il était capable de réaliser de véritables miracles ? Des paraplégiques peuvent de nouveau se mouvoir grâce à la réalité virtuelle : voilà une nouvelle preuve que nos pensées sont déterminantes pour tout ce qui concerne notre corps.

 

Huit invalides peuvent à nouveau marcher

La prestigieuse revue scientifique Nature a révélé récemment les résultats d’une expérience innovante. Les auteurs du protocole clinique WA-NR, pour « Walk Again Neurorehabilitation  », ont réussi à faire redonner à huit handicapés un relatif contrôle moteur sur leurs jambes. Pourtant, au départ, aucun espoir n’était permis.

« Lorsque nous regardions le cerveau de ces patients quand ils sont venus à nous, nous ne pouvions pas détecter le moindre signal quand nous leur demandions d’imaginer de marcher à nouveau. Il n’y avait pas de modulation de l’activité cérébrale », relève le docteur Miguel Nicolelis, de l’université de Duke. « C’était presque comme si le cerveau avait effacé le concept de bouger pour marcher ».

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Equipés d’un casque de réalité virtuelle et d’un vêtement spécifique destiné à reproduire la sensation du mouvement sur les bras, les patients ont imaginé marcher grâce à leur avatar. Juste imaginé. Après un an de séances, la majeure partie des patients a retrouvé des sensations au niveau du bassin, ainsi qu’un meilleur contrôle de leur vessie ou de leurs intestins. Pour huit d’entre eux, les résultats ont été fantastiques : ils ont pu retrouver une certaine motricité.

« Jusqu’à présent, personne n’avait observé la récupération de ces fonctions chez un patient tant d’années (3 à 13 ans) après un diagnostic de paralysie complète » des membres inférieurs, assure le Dr Miguel Nicolelis, spécialiste des neurosciences de l’université américaine Duke (Caroline du Nord) qui a dirigé cette étude publiée dans la revue Scientific Reports.

Comment ce miracle est-il possible ?

Chacun des huit patients paralysés des deux jambes a dû s’imaginer en train de marcher à l’aide d’un avatar virtuel. Ce qui a permis de faire réapparaître la représentation des membres inférieurs dans son cerveau.

Le patient voit à travers les yeux d’un avatar le mouvement de marche. Cette simulation virtuelle produit des stimulus au cerveau qui peut ainsi calculer cet état de marche simulée, puis le patient peut donc ainsi envoyer ses stimulus virtuels en calculs mécaniques à un exosquelette. Tout cela permet de créer une base de commandes mécaniques alimentant l’interface de l’exosquelette (jambes mécaniques en l’occurrence).

Pour le dire simplement, à force de s’imaginer en train de marcher, les patients qui ont suivi ce protocole ont recréé des connexions neuronales qui avaient disparu.

Une femme enceinte a pu sentir son bébé bouger, un homme peut désormais conduire, et une des patientes marche désormais convenablement. Voilà qui donne beaucoup d’espoir aux victimes d’AVS ou d’accident.

Le cerveau, ce magicien

La réalité virtuelle est utilisée aujourd’hui dans de nombreux domaines thérapeutiques, pour soigner des maux comme les phobies, le vertige, ou encore les douleurs chroniques. Pour les grands brûlés, la douleur est chronique. Les médecins espèrent que la combinaison de techniques de distraction et de réalité virtuelle pourra les aider à gérer leur souffrance. SnowWorld, un jeu vidéo en réalité virtuelle de l’université de Washington, pourrait atténuer la souffrance lors de traitements atrocement douloureux, comme le soin des plaies ou la physiothérapie. Le jeu consiste à jeter des boules de neige sur des pingouins tout en écoutant Paul Simon. Le cerveau est ainsi submergé d’informations (auditives, visuelles, haptiques) et le patient est soulagé.

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Des tests ont par ailleurs montré que l’on pouvait se muscler par la pensée. En seulement 3 semaines à raison de 15 min/jour, les études montrent une augmentation du volume musculaire (et de sa tonicité).

Autre exemple édifiant du pouvoir de nos pensées : l’ouvrage du neurologue Michel Dib, Autoguérison physique, psychique, émotionnelle (Editions Josette Lyon, 2016), qui explique ce qu’il a constaté tout au long de ses années de pratique. A savoir que nous avons en nous une « force vive », une « flamme », qui nous aide à guérir. Autrement dit, la manière dont nous envisageons notre maladie est cruciale. Plus nous sommes convaincus que nous allons guérir, meilleures sont nos chances, quel que soit le traitement adopté.

L’union du corps et de l’esprit

En Occident, on a depuis quelques siècles séparé le corps de l’esprit. Depuis quelques années, les scientifiques et les médecins reviennent sur cette vision et sont de plus en plus nombreux à admettre que l’interaction corps-esprit est incontournable. On sait par exemple que les malades du cancer qui guérissent sont ceux qui ont gardé l’espoir et se sont montrés positifs.

Les thérapies dites holistiques – qui prennent en compte le patient dans sa globalité – suscitent de ce fait de plus en plus d’enthousiasme, tant chez les thérapeutes que chez les patients.

Si notre cerveau est bien le siège de notre pensée ( bien que cette notion soit contestée), il dirige alors tout ce qui se passe dans notre corps, et pas seulement de manière mécanique. D’où l’importance de faire attention à notre façon d’envisager notre corps et notre santé.

Si des paralysés peuvent de nouveau sentir leurs jambes et que d’autres se musclent par la pensée, songez à tout ce que vous envoyez comme informations à votre corps via vos pensées. Votre cerveau est le maitre d’oeuvre de votre santé.

Crédits : pixabay


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