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L’horloge de la fin du monde avancée de 30 secondes

En 1947, des scientifiques de la revue américaine Bulletin of the Atomic Scientists ont mis au point un outil prédictif baptisé « Doomsday Clock (ou en français, « l’horloge de la fin du monde »). Cet outil mesure, en fonction des données écologiques et politiques, des risques liés aux nouvelles technologies (biotechnologies, nanotechnologies…), du risque nucléaire, des problèmes liés aux hydrocarbures (géopolitique du pétrole), la probabilité de l’auto-destruction de l’humanité. Minuit en figure l’heure symbolique de fin. Cette horloge de l’Apocalypse a été avancée de 30 secondes depuis l’investiture de Donald Trump. Nous ne sommes donc plus qu’à 2 minutes et trente secondes de notre extinction, d’après ces experts (dont 15 prix Nobel).

Donald Trump, un danger pour l’humanité ?

Cette horloge de la fin du monde  a connu des avancées et des reculades depuis sa création. Ainsi, en 1947, dès sa création, il ne « restait » selon les experts que 7 minutes à l’humanité avant son extinction. Dès 1949, nous avions perdu 4 minutes du fait des essais nucléaires de l’ex-URSS, et encore une minute en 1953, en pleine guerre froide et avec la montée en puissance du nucléaire. Puis en 1960, elle est reculée de 5 minutes (soit à nouveau 7 minutes avant l’Apocalypse) grâce à  » à une coopération scientifique accrue et à la compréhension du public envers les dangers de l’arme nucléaire ». En 1963, l’URSS et les États-Unis signent le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires, limitant les tests d’engins nucléaires dans l’atmosphère, et nous gagnons alors encore 5 minutes. Douze minutes avant la fin du monde, quelle période bénie !

Depuis, à part une embellie entre 1988 et 1991 (liée à la fin de la guerre froide, aux traités de réduction des armes stratégiques et à la dislocation de l’URSS), l’horloge de la fin du monde avance sa sinistre aiguille vers notre finitude. A titre d’exemple, nous avons perdu 2 minutes en 2015 du fait du manque de courage des gouvernants : selon les experts mobilisés sur cette horloge de la fin du monde, la COP 21 et son accord international demeurent très insuffisants pour palier aux catastrophes à venir, provoquées par le changement climatique.

horloge fin du monde

Pour la première fois depuis sa création, c’est l’accession au pouvoir d’un seul homme qui a encore fait avancer l’aiguille fatidique. Il s’agit de l’élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis. « La probabilité d’une catastrophe globale est très élevée et des actions pour réduire ce risque doivent être prises au plus vite, notamment « la forte montée du nationalisme dans le monde, des déclarations du président Donald Trump sur les armes nucléaires, du réchauffement climatique et de la détérioration de la sécurité mondiale dans un contexte de technologies de plus en plus sophistiquées » (Bulletin of the Atomic Scientists,‎ ).

Le milliardaire républicain a également montré « une tendance troublante à ignorer ou à rejeter les conseils d’experts sur la sécurité internationale, y compris les conclusions des agences américaines du renseignement » a déploré Lawrence Krauss, un physicien de l’Université d’État d’Arizona et président du conseil d’administration du Bulletin des scientifiques atomiques.

D’autres facteurs inquiètent ce comité de scientifiques

L’horloge de la fin du monde n’est cependant pas suspendue au sort des Etats-Unis et de sa politique internationale. Les nouveaux essais nucléaires de la Corée du Nord, l’attitude du président Poutine sur la scène internationale, inquiètent également les experts. A cet égard, Lawrence Krauss s’est adressé également au président russe, Vladimir Poutine, soulignant que lui et le président américain pouvaient « choisir d’agir ensemble ou de se comporter en enfants irritables et risquer notre futur à tous ».

 horloge fin du monde

 

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