Entre copines

J’ai testé le LPG et je dis oui à l’endermologie !

Comme souvent à l’approche de l’été, mes kilos superflus et ma cellulite disgracieuse ont commencé à me donner des cauchemars. Après un régime et zéro résultat, je me suis donc tournée, désespérée, vers les promesses de l’endermologie, plus connue sous le nom de méthode LPG ou Cellu M6. La promesse : dégonfler et voir disparaître ma cellulite. Voire perdre mes rondeurs localisées.

Des rondeurs qui ne sont pas liées à la nourriture

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Si mon régime n’a pas fonctionné (weight watcher pour ne pas le nommer), c’est parce que je suis une petite mangeuse qui fait déjà bien attention depuis des années. Autrement dit, je manque équilibré et en quantité raisonnables. Les desserts, les pâtisseries, les sodas, l’alcool, la charcuterie et les pâtes ne se retrouvent dans mon assiette ou mon verre que de manière très ponctuelle. Mis à part à la cantine, où je mange deux fois par semaine, mon repas est toujours constitué d’un plat unique : pas d’entrée ni de dessert, parfois du fromage ou un yaourt, mais pas plus de deux fois par semaine. C’est devenu une habitude depuis des années, car cela fait bien longtemps que l’aiguille de ma balance monte inexorablement. Globalement je suis plus une grignoteuse qu’une vraie mangeuse, même si je suis capable d’honorer de bout en bout un repas de fête pantagruélique.

Côté grignotage, je suis vigilante. Les cacahuètes et autres biscuits apéritifs, c’est extrêmement rare pour moi. Je privilégie les bâtons de surimi ou de concombre, par exemple. Malgré mon faible pour le chocolat, lointain est le temps où j’en avalais une tablette en entière. Deux carrés de temps à autre suffisent à mon bonheur. Mais j’avoue que je me laisse parfois tenter par un délicieux morceau de baguette fraîche ou un biscuit au sésame. Rien de très méchant cependant. Dans la mesure du possible, en cas de compulsion sucrée, je privilégie un fruit ou un soda à 0 % de sucre. Bref, je suis le rêve des nutritionnistes, à quelques rares occasions près.

Et pourtant, j’ai 20 kilos de trop. La faute au manque d’activité physique, aux repas de fête qui, même s’ils sont peu nombreux, me font prendre un ou deux kilos à chaque fois, sans que je puisse les perdre. La faute aux régimes, qui ont fonctionné un temps mais m’ont fait reprendre tous les kilos perdus et plus encore dès que je les ai arrêtés. La faute aux grossesses, génératrices de plus de 15 kgs à chaque fois, dont j’ai toujours gardé un reliquat. La faute au stress aussi, générateur de cortisol en masse, hormone qui bloque la combustion des graisses. Petit à petit, au fil des ans, celles-ci se sont accumulées partout sur mon corps, et maintenant je suis clairement en surpoids. J’ai une prédisposition génétique, cela ne fait aucun doute, mais ça ne console pas.

Le LPG, la machine qui déloge la graisse

Me voilà donc résolue ce printemps à retenter une bataille contre mes rondeurs. Je me renseigne sur les différentes méthodes “miracle” en vogue en ce moment et je décide d’opter pour le LPG. Rendez-vous est pris chez une esthéticienne qui propose ce type de traitement. Elle m’ausculte et me dit qu’à moins de 10 séances, il n’y aura aucun résultat. Elle précise que c’est le cas pour toutes les femmes. Attention donc à celles qui vous promettent des résultats en 5 séances. Elle me demande aussi si je souffre de certaines pathologies, type problème de circulation ou autre. En effet, il y a certaines contre-indications, comme une opération récente, une grossesse ou un antécédent de phlébite. Mais non, tout va bien donc on peut commencer.

Concernant la technique, c’est le principe du palper-rouler, qui opère un déstockage des graisses associé à un drainage de la lymphe (laquelle évacue les toxines). En clair, on déloge les adipocytes puis on stimule le système sanguin et lymphatique pour qu’ils atterrissent à la poubelle (évacués dans les selles et urines) ou soient consommés par les muscles.

Avant de débuter, l’esthéticienne me précise que le traitement ne fonctionnera vraiment bien que si j’ai une alimentation équilibrée et que je fais un peu d’activité physique dans les 48h qui suivent chaque séance. Pas question de baffrer sur mon canapé ! Elle indique cependant que certaines de ses clientes ne font aucune activité physique et qu’il y a quand même des résultats, mais moins patents. Je repense à mon vélo elliptique qui, depuis des mois, fait office de porte-manteau…

Le principe est simple : la machine LPG “casse” les cellules graisseuses. Celles-ci peuvent donc être mobilisées par l’organisme selon ses besoins, au lieu de rester verrouillées dans leur petit cocon. L’idée est donc de faire en sorte de créer des besoins de graisse dans l’organisme après une séance, afin que ce dernier les utilise. C’est là qu’interviennent les 45 minutes de sport préconisées. En effet, en deça de 45 mn, le corps ne puise pas dans ses graisses. Si on ne s’astreint pas à cet exercice, les graisses délogées pourront être en partie évacuées naturellement (sauf à rester allongée sans rien faire toute la journée !), mais pas complètement.

La méthode est éprouvée et approuvée depuis longtemps : 105 études ont validé son efficacité. Ainsi que le précise Bernard Bruno, kinésithérapeute, “La principale étude, coordonnée par le Professeur Lafontan (Inserm, Toulouse), démontre que l’action du Cellu M6 active la lipolyse (élimination des graisses augmentée de 70 %) en stimulant l’adipocyte via ses récepteurs ß, responsables du déstockage.”

Le LPG ou Cellu M6 s’adresse donc à celles (et ceux !) qui, malgré une alimentation équilibrée et une activité physique assez régulière (on ne parle pas de trois fois par semaine là, mais d’une capacité à se bouger de temps en temps) ont des rondeurs localisées et/ou de la cellulite.

Le LPG mode d’emploi

Je dois enfiler un collant qui prend tout le corps, du cou aux chevilles. Au début, c’est assez compliqué à mettre, mais au bout de quelques séances on devient plus habile. Puis je m’allonge et l’esthéticienne brandit la tête de sa machine, très imposante. Il y a différents programmes, différents types d’aspirations ou de “malaxations”.

LPGJe ne vais pas mentir : les premières séances, ça fait mal. Voire très mal. Mon bourreau m’explique que je dois le dire quand c’est trop douloureux : elle baisse alors l’intensité du LPG pour que ça redevienne supportable.

“Contrairement à une idée souvent répandue chez les praticiens LPG, il n’y a aucune nécessité à souffrir. Ce n’est pas parce qu’on a mal que c’est plus efficace. Mais même sur l’intensité minimum, quand la graisse est incrustée depuis longtemps, c’est forcément désagréable voire un peu douloureux” m’explique-t-elle.

Il ne doit JAMAIS y avoir d’hématomes ou de douleurs persistantes après une séance. Si c’est le cas, changez de crèmerie. En revanche quelques légères courbatures sont normales. Pour moi qui suis pleine de vieux adipocytes bien incrustés, c’est forcément plus compliqué (et donc douloureux) que pour une jeune femme qui aurait une cellulite récente. Celle-ci n’a rien à craindre : ce sera agréable dès le départ. Mais, que ce soit un kiné, un médecin ou une esthéticienne qui pratique, la règle est que vous ne devez pas avoir mal (du moins, pas beaucoup).

Sur certaines parties du corps, même à faible intensité, on dérouille. Les bras et l’intérieur des cuisses par exemple. C’est pourquoi ma gentille “modeleuse” n’y reste pas trop longtemps. Dès qu’elle me voit me crisper, elle change de zone.

Je constate au fil des séances que c’est de moins en moins désagréable. Au bout de la 10e, ça devient même une partie de plaisir. L’esthéticienne m’explique que c’est parce que les tissus (externes et internes) se sont assouplis, que le corps a développé une mémoire du traitement et s’y est adapté et que la graisse est moins compacte. Le fait est qu’une séance de LPG s’apparente maintenant (après 10 séances) à un massage agréable, alors qu’au début il m’arrivait régulièrement d’avoir hâte que ça se termine.

“Certaines clientes s’endorment pendant le traitement tant elles le trouvent relaxant et agréable”, me confie-t-elle.

Cette adaptation permet aussi d’augmenter petit à petit l’intensité du modelage. Au début, je ne supportai le LPG/Cellu M6 que sur 2,5 d’intensité et maintenant, à 4 je rigole (sauf sur les bras).

J’ai bien suivi les recommandations de la praticienne, à savoir que j’ai fait mes deux séances par semaine (pendant cinq semaines donc). Pourquoi est-ce important de maintenir ce rythme régulier ? Parce que les effets s’estompent rapidement si on laisse passer trop de temps entre deux séances. La graisse délocalisée momentanément a tôt fait de se “recoller” si on ne la mobilise pas assez, soit par du sport, soit par une autre séance. Si l’on a beaucoup de disponibilité, on peut pousser jusqu’à trois séances par semaine. Dans tous les cas il ne faut pas enchaîner deux jours de suite. Une séance dure 35 minutes. A cela il faut ajouter le temps de mettre le collant intégral, et de l’enlever pour se rhabiller. On compte donc en moyenne 50 minutes par séance.

Enfin, la plupart des praticiens font des mesures (cuisses, ventre, bras, etc) pour démontrer, après la cure, les résultats. Mon esthéticienne ne le fait pas. “On peut tout à fait tricher avec des mesures, en les prenant à quelques centimètres plus haut ou plus bas. Pour moi, la mesure la plus fiable, c’est votre propre ressenti. Est-ce que vous vous sentez mieux dans vos vêtements ? Est-ce que votre peau est plus lisse à vos yeux ? Si c’est le cas, c’est que la cure a bien fonctionné.”

J’apprécie son honnêteté et surtout qu’elle ne me fasse pas de promesse trop précise, du genre “vous allez perdre deux tailles”. La déception n’en serait que plus amère. Car, à en croire les forums sur la question, les résultats sont extrêmement variables. Ils dépendent de beaucoup de facteurs que la praticienne ne maitrise pas (comme l’alimentation, l’activité physique, les éventuels problèmes hormonaux de la cliente, la présence ou non de rétention d’eau, etc). Beaucoup de déçues du LPG sont des femmes à qui ont a fait croire qu’il s’agissait d’une “recette miracle”.

Les résultats après 10 séances de LPG/Cellu M6

Voici le moment tant attendu, celui du bilan. Je précise que je ne suis pas parvenue à faire mes 45 minutes de sport après chaque séance. Mon vélo elliptique est bien dépoussiéré, mais il n’a servi qu’une fois sur trois environ. J’imagine donc que si on respecte scrupuleusement la règle “Bouge ton corps après le LPG”, les résultats peuvent être bien plus épatants. Mais ils le sont déjà.

Dès la seconde séance, j’ai remarqué une nette amélioration de la qualité de ma peau, en terme de douceur et d’élasticité. Avant d’entamer la cure, j’avais la peau extrêmement sèche (je suis fumeuse…). Dès la 3e séance, j’avais retrouvé une peau de bébé quasiment ! Un premier résultat époustouflant à cet égard, car bien plus efficace que toutes les crèmes pour le corps dont je m’hydratais jusque là. Une bonne circulation du sang et de la lymphe, voilà le secret d’une peau veloutée !

A partir de la 5e séance, j’ai remarqué que ma cellulite commençait à s’estomper sur certaines zones, celles qui avaient été le plus travaillées (les cuisses et les bras pour moi). Il y en avait encore, mais moins dense, moins matelassée.

A la 8e séance, j’ai clairement vu une différence avant/après sur mes poignées d’amour. Toujours présentes, elles étaient carrément moins épaisses.

A la 10e séance, j’ai pu recommencer à mettre des T-shirts sans honte : mes bras étaient présentables. Pas parfaits, encore gras, mais la cellulite n’y est presque plus remarquable. C’est là qu’elle était la plus récente. Donc je confirme que, pour une cellulite “jeune”, le LPG est vraiment efficace rapidement.

J’ai décidé d’embrayer sur 10 séances de plus, avec une pause de deux semaines au milieu car je pars en vacances. Comme je sais que je vais bien me bouger (plus de marche, de nage, etc), je ne suis pas trop craintive sur la perte d’efficacité liée à cette interruption. Je sais qu’il faudra de toutes façons entretenir les résultats à raison d’une séance par mois : c’est la règle pour tout le monde. Mais un massage de 35 minutes chaque mois, ce n’est pas dur de se motiver pour le faire !

Bien sûr tout cela a un coût. Celui-ci est variable en fonction du professionnel qui officie, ça va du simple au double. Je me suis délestée de 350 €, ce qui n’est pas rien, mais pas excessif non plus (35 € la séance, c’est très raisonnable). Au terme de ma seconde cure, j’aurai dépensé 700 euros mais, pour la première fois depuis fort longtemps, mon “argent minceur” n’aura pas été jeté par la fenêtre. Parce que je peux vous dire que j’en ai testé, des méthodes, des crèmes, des gélules, des plantes et des séances d’hypnose ou d’acuponcture pour vaincre mes rondeurs ! En pure perte.

Autre résultat très appréciable : cette première cure de LPG m’a permis de me remotiver pour me bouger. J’entrevois la possibilité de faire du vélo elliptique, de la marche ou de la natation, bien plus aisément qu’avant. Ces premiers résultats ont rompu l’idée de fatalité. Jamais je n’avais réussi à tenir 45 minutes d’affilée à suer sur mon engin de torture avant cette cure. Maintenant, c’est quelque chose dont je sais être capable puisque je l’ai fait. Prendre soin de soi entraîne donc aussi des avantages psychologiques : cela crée un cercle vertueux qui donne envie de continuer.

Enfin, dernier résultat positif et non des moindres : faire cette cure m’a permis d’apprendre à prendre du temps pour moi, chose à laquelle je n’étais pas habituée. Entre le boulot, les enfants, l’intendance de la maison etc., rares étaient les occasions de me délasser vraiment. Et quand cela arrivait, j’en profitais surtout pour dormir ! Mais m’astreindre à ces deux heures hebdomadaires sans penser à rien d’autre qu’à moi, à mon petit plaisir puis confort personnel, m’ont permis de me rendre compte que 1) c’était tout à fait possible 2) cela réduisait considérablement mon stress.

Du coup j’envisage d’arrêter de fumer pour me payer une troisième cure !!!

Je reviendrai bientôt sur cet article pour vous tenir au courant des résultats de la seconde cure. J’ai bon espoir de voir mon ventre diminuer de circonférence, mes poignées d’amour redevenir charmantes, et mes cuisses/fesses retrouver leur aspect lisse. Mais dans l’immédiat, une chose est sûre : l’endermologie, le LPG/Cellu M6, ce n’est pas du flan !

 

 

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