Ballades / Loisirs

8 jours à Cuba

Cuba

Cuba, La Havane
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Les cocotiers, l’eau turquoise, une température idéale toute l’année, le mojito et la salsa… Cuba, c’est tout cela et plus encore. Si vous avez l’opportunité d’y aller (on trouve maintenant des billets en promotion à 500 € l’aller-retour), n’hésitez pas : dépaysement, chaleur (humaine et dans l’air), culture et paysages vous y attendent pour un voyage inoubliable.

3 jours à La Havane

On arrive forcément à La Havane quand on va à Cuba, sauf si l’on a réservé dans l’un de ces resorts tout-en-un à Varadero ou sur l’une des cayos (petites îles) dédiées uniquement au tourisme. Mis à part les jolies plages et le climat, ce genre de voyage à Cuba ne présente aucun intérêt : on n’y rencontre ni la véritable culture cubaine, ni les Cubains, ni cette atmosphère unique qui en fait une destination privilégiée.

Cuba

Une rue de La Havane
Photo@libellulesmagazine.net

Muni de votre visa touristique obligatoire (à demander au Consulat de Cuba à Paris, également par courrier), vous arrivez dans la chaleur cubaine au bout de dix heures d’avion (durée pour un trajet sans escale, au départ de Paris). Dès les premières minutes vous savez que vous êtes dans un autre monde : de vieilles voitures américaines vous attendent pour vous emmener à La Havane, les palmiers ondulent sous la brise, votre pantalon vous semble trop chaud, une odeur de cigare emplit l’air.

Cuba

En face du Capitole Photo@libellulesmagazine.net

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Une demi-heure après être partis de l’aéroport (en taxi, comptez 25 à 30 CUC), vous voilà à La Havane. Une ville de contrastes, de fête et de couleurs. Trois jours suffisent pour en visiter les principaux attraits, c’est à dire la vieille ville, le Malécon, la place de la Révolution, et une petite partie de la ville moderne (Centro Havana et surtout Vedado).

Cuba

Centro Havana, sur le Malecon photo@libellulesmagazine.net

En vous promenant dans les rues, souvent très vivantes et animées, vous serez certainement surpris par l’état de la plupart des bâtiments : en ruines. Que ce soit ceux de l’époque coloniale ou ceux bâtis sous Castro, ils croulent sous le poids des ans, des embruns, du manque d’entretien. Dès lors que l’on s’éloigne de Parque Central (le coeur de la capitale, dans la vielle ville), où se trouvent le superbe Théâtre national, le Capitole (réplique de celui de Wachington), les hôtels cinq étoiles et les rangées de taxis en vielles Cadillac rutilantes, on aborde un monde décati. Certains immeubles menacent de s’écrouler à tout moment, surtout à la saison des pluies. Pourtant, des dizaines de familles vivent dedans !

Mais, passé l’effet de surprise, on se laisse peu à peu envoûter par l’atmosphère si particulière de cette ville à la fois alanguie et trépidante, où la musique coule à flots aussi bien que le rhum. Le linge aux fenêtres, les gens assis devant leur immeuble ou en train de jouer aux dominos – ou au foot – en pleine rue, les charrettes de fruits et légumes à vendre, les airs de salsa qui s’échappent des bars, les vieux tacots (vestiges de l’occupation américaine) vrombissants, les couleurs chatoyantes des façades, la brise marine et la chaleur tropicale… offre un florilège de sensations qui déferlent de manière ininterrompue.

Un tour en calèche (départs sur Parque Central), comprenant plusieurs haltes et visites rapides, vous permettra d’avoir une vue d’ensemble de la vieille ville et d’en découvrir les principaux monuments, pour y revenir ensuite selon vos envies. Un tour de ville en vieille américaine décapotable (25 CUC) vous donnera une vue d’ensemble de la ville, et vous permettra de rejoindre la place de la Révolution (qui peut accueillir plus d’un million de personne et où Fidel Castro faisait ses discours fleuves), monumentale et énigmatique.

 

cuba

Une rue de la vieille Havane.
Photo@libellulesmagazine.net

Pour loger à La Havane, et partout à Cuba, l’idéal est de réserver une casa particulare, c’est à dire une chambre d’hôte. On en trouve à foison, soit en passant par Booking ou Air’bnb, soit en regardant les pancartes sur les immeubles/maisons. Vous y serez très bien accueilli et vos hôtes se décarcasseront pour vous donner renseignements utiles et aides diverses. Le cubain est assez différent de l’espagnol, non seulement par le vocabulaire mais surtout par l’accent, mais avec un peu de patience et de bonne volonté, on arrive à se comprendre. L’anglais commence par ailleurs à être parlé par ceux qui ont affaire aux touristes.

Comme dans tout pays pauvre, les arnaques dédiées aux touristes ne manquent pas. Méfiez-vous, en particulier à La Havane, des « bons plans » concernant les cigares, recommandés par des passants qui connaissent une coopérative « avec des super prix » ou un ami qui fabrique lui-même. Le plus souvent, ce sont des contrefaçons. Les vrais cigares – le meilleur étant le Cohiba, celui qui était autrefois réservé à Fidel Castro – sont vendus en boutique. Cela dit – et contrairement à ce qu’on peut lire dans certains guides – il n’y a pas à Cuba de harcèlement de la part des habitants, pourtant bien démunis. Il peut arriver de croiser des mendiants qui demandent une aumône, mais pas plus qu’en Europe. En revanche, le mot que vous entendrez certainement le plus souvent est « Taxi ? ».

Concernant les musées de la Havane, certains sont en rénovation, il faut donc bien se renseigner avant d’en prévoir la visite.

Enfin, dans la capitale comme dans les autres villes de Cuba, la musique est omniprésente. Des concerts ont lieu de jour comme de nuit, dans tous les bars/restaurants ou presque. Le plus souvent, un groupe est affilié au restaurant ou au bar, et y joue plusieurs fois par jour. Toutes les trois chansons (parfois plus), les musiciens passent avec le chapeau. Il est d’usage de donner environ 1 CUC, à chaque passage du chapeau. Je recommande particulièrement le « Café Paris », dans la vieille ville, où le mojito n’a rien d’exceptionnel mais dont le groupe est vraiment excellent. Sachez cependant que, si la salsa est reine, bien d’autres rythmes vous attendent à Cuba : mambo, chachacha, son, rumba et reggaeton se disputent le podium.

3 jours à Trinidad

Pour vous rendre à Trinidad, vous pouvez réserver une place dans un des bus qui parcourent la route dans les deux sens chaque jour (réservation possible dans n’importe quel hôtel, même si vous n’y logez pas, car ils ont tous une agence touristique), moyennant 25 CUC par personne. Vous pouvez aussi prendre un taxi collectif (collectivo) pour le même prix. Enfin, si vous louez une voiture, soyez très prudents sur « l’autoroute » : rien à voir avec ce que l’on connait en Europe ! Entre nids de poule énormes, carrioles tirées par des chevaux, vélos et auto-stoppeurs, les obstacles sont nombreux ! Il faut au minimum 5 heures pour traverser l’île du nord au sud.

Cuba

En s’éloignant un peu du centre de Trinidad
Photo@libellulesmagazine

 

Trinidad est une petite ville beaucoup plus calme que La Havane. Il y faut de bonnes chaussures car les pavés disjoints du centre massacrent aisément les chevilles délicates. La visite de la ville prend moins d’une demi-journée. On déambule dans les rues bordées d’ateliers d’artistes, de restaurants et bars, de boutiques de souvenirs (beaucoup plus nombreuses que dans la capitale, sauf à la Feria San José, vaste halle pleine de stands de souvenirs, près du port de La Havane). Plusieurs musées attendent le visiteur. Le plus intéressant se situe à l’extérieur de la ville : la célèbre playa Ancon ravira les amateurs de plage, grâce à ses eaux turquoises et ses paillotes. L’eau est à 28 °C ! La plage est assez grande pour qu’on n’y soit pas entassé, bien au contraire. Des vendeurs ambulants proposent lait de coco et pizzas, mais il y a aussi un restaurant où l’on peut déguster un délicieux poisson grillé et plusieurs points de vente de boissons (cocktails compris). Il est donc aisé d’y passer la journée (y aller en taxi coûte 16 CUC aller-retour, le chauffeur vient vous chercher à l’heure que vous lui indiquez), en ne négligeant pas la crème solaire car on est prêt du tropique ! Même ceux qui ne prennent jamais de coups de soleil s’y sont fait surprendre : vous êtes prévenus !

Cuba, playa Ancon

Playa Ancon
Photo@libellulesmagazine.net

Une autre ballade très sympa consiste à se rendre au Parque natural El Cubano (en taxi ou à cheval) et d’y faire une petite randonnée jusqu’à la charmante cascade qui en clôt le parcours. Il faut compter environ 45 minutes à une heure pour se rendre à la cascade, et une demi-heure pour en revenir. On a vu certains touristes faire le parcours en tongs mais cela semble peu approprié… Arrivés à la cascade, vous pourrez vous baigner dans le bassin naturel, dans une eau aussi limpide que… fraîche ! Un restaurant permet, à l’entrée du parcours, de se désaltérer ou de manger un morceau le midi (fermeture à 16h). C’est aussi là qu’on paye l’entrée dans le parc (10 CUC par personne).

Enfin, si vous en avez la possibilité en terme de temps, une excursion dans la vallée de los Ingenios vous permettra de découvrir l’histoire de l’industrie sucrière et de l’esclavage à Cuba, dans un site classé au patrimoine de l’Unesco. Les paysages y sont fantastiques.

Pour vos derniers jours à Cuba, vous pouvez choisir entre rester une journée de plus à Trinidad et profiter des joies de la plage, ou revenir à La Havane et vous offrir une une excursion à Vinales (voir agences touristiques des hôtels). Il s’agit de la pointe ouest de l’île, où champs de tabac et de manguiers  bordent les mogotes, des promontoires rocheux de calcaire qui datent d’une ère antédiluvienne, quand toute la vallée était encore sous la mer. La petite ville de Vinales (ainsi appelée parce que les colons tentèrent, en vain, d’y faire pousser des vignes au XVIIIe siècle) n’a pas vraiment d’intérêt si ce n’est ses maisons basses de style colonial et les excellents repas qu’y préparent les hôtesses des casas particulares. En revanche, les alentours valent le coup d’oeil, notamment une immense fresque (180 m de côté et 120 m de haut) peinte à flanc de montagne par Leovigildo Gonzales à la demande de Fidel Castro (Mural de la Prehistoria) et plus encore la Cueva del Indio, une grotte que l’on visite en grande partie en barque, pour naviguer sur la rivière souterraine et ressortir dans une très luxuriante végétation. Pour les amateurs de Pina Colada, le must de la journée sera sans doute une halte sur un promontoire qui domine une grande partie de la vallée : dans une cahute qui borde la grande terrasse ombragée, on vous y sert la meilleure Pina Colada de tout Cuba !

Il faudrait bien plus de 8 jours à Cuba pour en découvrir toutes les splendeurs et subtilités, notamment dans l’Oriente, la partie Est de l’île, où Santiago de Cuba et la Sierra Maestra promettent d’enchanteurs paysages. Mais pour une première approche, ce petit périple vous donnera déjà une bonne idée de la gentillesse cubaine, de son architecture incroyable et de ses beautés envoûtantes. Une chose est sûre, après un voyage à Cuba ne subsiste qu’une envie : y retourner !

Dernière chose : l’accès à internet est difficile à Cuba. Les Cubains se regroupent à certains moments de la journée près des points d’accès wi-fi, notamment à proximité des hôtels (pour touristes). Les touristes en font de même. Il faut acheter une carte pour se connecter au réseau (2 CUC pour une heure de connexion) et on n’a pas accès à tous les sites (notamment ceux d’information. Impossible de se connecter au Monde.fr par exemple).[/sociallocker]

 

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